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Une injection préventive contre le VIH bientôt disponible dans tout le pays tous les deux mois

Le Rwanda a lancé un nouveau programme visant à administrer un médicament injectable de prévention contre le VIH tous les deux mois. Les autorités sanitaires ont confirmé que l’initiative est encore en phase pilote, mais qu’elle devrait être déployée à l’échelle nationale dans les mois à venir.

Ce médicament, connu sous le nom de CAB-LA, est administré en une seule injection tous les deux mois. Il est destiné aux personnes présentant un risque élevé de contracter le VIH afin de prévenir de nouvelles infections. Une fois injecté, il aide l’organisme à développer une immunité qui empêche le virus de pénétrer dans les cellules et de s’y multiplier.

Le programme a débuté en janvier 2025, mais, pour l’instant, les injections ne sont disponibles qu’aux centres de santé de Busanza et Gikondo, dans le district de Kicukiro à Kigali. Des projets sont en cours pour étendre l’accès à d’autres régions du pays après l’achèvement d’une évaluation en cours.

Selon le Dr Nzeyimana Zephanie du Rwanda Biomedical Centre (RBC), cette évaluation durera un an et vise à examiner la qualité des services, surveiller d’éventuels effets secondaires et améliorer le programme avant son déploiement national.

« Nous sommes encore en phase d’essai. Nous avons des personnes qui reçoivent l’injection, et les données montrent que 90 % d’entre elles sont satisfaites, affirmant qu’il est plus facile de recevoir une injection tous les deux mois que de prendre des comprimés chaque jour », a déclaré le Dr Nzeyimana.

Au 30 juin 2025, plus de 15 500 personnes au Rwanda avaient commencé à utiliser la PrEP (Prophylaxie Pré-Exposition), un traitement pris par les personnes séronégatives pour prévenir l’infection par le VIH.

Alors que, dans d’autres pays, certains utilisateurs ont signalé des effets secondaires tels qu’une forte fièvre, des maux de tête ou des diarrhées, au Rwanda, la majorité des bénéficiaires du CAB-LA rapportent seulement une légère douleur au point d’injection, qui disparaît généralement en quelques jours. Les professionnels de santé recommandent l’utilisation d’antalgiques comme le paracétamol ou l’ibuprofène en cas d’inconfort.

Le ministère de la Santé a annoncé que l’objectif final est de rendre les services liés au CAB-LA disponibles dans les établissements de santé de tout le pays, afin que toute personne souhaitant se protéger contre le VIH puisse accéder à une option sûre et pratique.

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