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Le M23 rejette le rapport du Human Right Watch

Le groupe rebelle AFC/M23, qui combat le gouvernement de la République démocratique du Congo, affirme qu'un nouveau rapport de Human Rights Watch (HRW) l'accusant d'avoir perpétré un massacre de civils majoritairement hutus est « faux » et « sans fondement ».

Les États-Unis affirment avoir demandé une réunion urgente du Conseil de sécurité de l'ONU sur la RDC afin d'enquêter sur « les actes de violence effroyables commis contre des civils, notamment par le M23 ».

Le rapport de HRW, publié mercredi, accuse les rebelles du M23 d'avoir tué au moins 140 civils, majoritairement hutus, au cours du mois dernier et indique que le bilan pourrait être bien plus élevé.

HRW affirme que les massacres qu'elle impute au M23 ont eu lieu dans au moins 14 villages près du parc national des Virunga, dans l'est de la RDC.

Il affirme avoir parlé à des témoins oculaires qui affirment que les faits se sont réellement produits : des hommes ont été tués dans les champs, de nombreuses femmes et enfants ont été emmenés vers une rivière et y ont été tués.

Il affirme également que les massacres ont eu lieu sur une zone bien plus vaste que ce que l'ONU avait précédemment rapporté et ont duré plus longtemps que ce qu'elle avait annoncé.

Mais de sa part, le M23 affirme avoir déjà nié ces « allégations infondées » dans sa déclaration du 7 août (8). Le M23 affirme que chaque organisation – HRW et l'ONU – « fournit des bilans de morts » dans différentes zones « sans vérification ».
Le communiqué du M23, publié par son porte-parole, Lawrence Kanyuka, affirme que les allégations de HRW et de l'ONU sont motivées par des considérations politiques et accuse les groupes d'être partisans du « gouvernement totalement incompétent » de Kinshasa.

Les massacres, qui auraient eu lieu parmi les agriculteurs dans leurs champs pendant la saison des récoltes, semblent faire partie d'une attaque du M23 contre le groupe armé FDLR, composé de membres du même groupe ethnique hutu que les victimes.

Les FDLR combattent le gouvernement rwandais et opèrent dans l'est de la RDC.

Le M23 affirme que la méthodologie utilisée par HRW dans ses recherches est si défectueuse qu'elle compromet ses conclusions.

Le M23 affirme que, dans son rapport, HRW utilise un langage direct et accusateur – affirmant par exemple que « le M23 a commis » les meurtres – et que HRW n'est même pas allé jusqu'à affirmer que les meurtres ont eu lieu.
Mais HRW affirme avoir parlé par téléphone à des témoins oculaires et à des survivants des meurtres et avoir utilisé des images satellite.

Le M23 affirme que cela ne peut se substituer à l'enquête menée par HRW et que les personnes interrogées sont des « extrémistes notoires travaillant pour le régime de Kinshasa ».

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